Le bureau, les courses, les amis, les enfants aussi… Dans une vie à 100 à l’heure, caler une séance de sport est bien souvent un casse-tête. Alors de plus en plus de concepts novateurs voient le jour : les cours de yoga en visio à faire à la maison, le run-poussette ou encore l'électrostimulation. Ce mode de fitness high tech consiste à placer des électrodes sur chacun des muscles afin qu’ils reçoivent une impulsion électrique. La promesse ? 25 minutes de pratique équivalent à 4 heures de renforcement musculaire. La rédaction est allée faire un tour dans le studio Iron Bodyfit Vaise, à Lyon. Rencontre avec le gérant, Lucas Philis.
À qui s'adresse cette pratique ?
Lucas Philis : À ceux qui n’ont pas le temps, qui n’ont pas envie de passer des heures à la salle de sport, ou qui veulent des résultats rapides. Ils viennent ici une fois par semaine, pour des résultats visibles sur trois mois au minimum. Les résultats dépendent de plusieurs facteurs : la morphologie, l’activité physique à côté, le rythme de vie, le stress ou encore l’alimentation. Certaines personnes ont perdu presque 4 kilos en un mois. Au bout de deux à trois semaines, on observe déjà des résultats physiologiques, notamment sur la qualité de la peau. Ensuite, après un mois environ, on peut constater une perte de poids ou un gain musculaire.
Notre clientèle se situe principalement entre 30 et 73 ans. Dans les studios, nous avons environ 80 % de femmes, et ici même près de 90 %. Cela concerne notamment des personnes cherchant une perte de cellulite, une perte de poids, ou un accompagnement post-ménopause, post-grossesse ou post-opération. Les personnes sédentaires viennent souvent après leur journée de travail, car cela leur fait du bien au niveau du dos grâce aux électrodes placées dans les gilets. D’autres préfèrent venir le matin pour bien démarrer leur journée
Ça peut faire peur des fois l'électrostimulation ?
Lucas Philis : Oui, cela peut impressionner, mais c’est pour cela qu’il y a toujours des coachs présents au studio pour accompagner les adhérents. Chaque adhérent bénéficie d’un suivi personnalisé. Nous utilisons également une machine pour réaliser des bilans corporels. Les coachs suivent les programmes, les séances et proposent aussi un accompagnement nutritionnel. Les adhérents ne sont jamais seuls.
C'est une bonne alternative pour celles et ceux qui sont un peu découragés par la salle de sport ?
Lucas Philis : Exactement. À la salle de sport, on peut vite se retrouver livré à soi-même. Ici, dès la séance d’essai, nous prenons le temps de comprendre les besoins et les objectifs de l’adhérent. Pendant la séance, nous corrigeons les mouvements, réglons les intensités et accompagnons chaque personne du début à la fin. Même les adhérents présents depuis plusieurs années continuent d’être suivis et accompagnés.
Ça peut aussi être un complément d’une autre pratique sportive ?
Lucas Philis : Exactement. Nous avons deux types de clientèle : les personnes peu sportives qui recherchent une perte de poids, et les sportifs qui utilisent l’électrostimulation en complément de leur activité, comme la course à pied, la marche ou la salle de sport. Nous encourageons aussi la pratique du cardio, car ici nous travaillons davantage l’endurance musculaire. Contrairement à la musculation classique qui développe le volume musculaire, ou au running qui travaille le cardio, nous venons surtout solliciter les muscles par contraction.
On reste relativement statique, même si cela fait beaucoup transpirer. Les mouvements se font sur un espace réduit. C’est pour cela que nous parlons de 4 heures de renforcement musculaire et non de 4 heures de sport. Nous proposons une séance d’essai offerte et sans engagement afin de découvrir le concept, car l’électrostimulation est quelque chose qu’il faut tester pour vraiment le comprendre.