AP Agency, l’agence de mannequins lyonnaise 2.0

AP Agency, l’agence de mannequins lyonnaise 2.0
Alice entourée de ses égéries /DR

En se lançant dans l’entreprenariat et en créant sa propre agence de modèles, la jeune lyonnaise Alice Limpé démontre que l’on peut avoir une tête "bien faite", mais aussi bien pleine.

A 27 ans, Alice Limpé a le visage et l’allure qui ne dénotent pas de son pseudonyme sur Instagram, Alice L’impératrice. Avec ses 160 000 abonnés, elle est une influenceuse qui pèse dans le paysage numérique et lyonnais. Son compte parle beaucoup de mode et de beauté, tout en s’éloignant des codes, parfois trop lisses, du réseau social et dans lequel la jeune femme n’hésite pas à s’exprimer sur les problèmes de prise de poids ou d’acné. "J’ai 80 % de filles dans ma communauté. C’est comme si je parlais à des copines et je les aide à accepter leurs défauts", explique Alice. Dans ses stories, l’influenceuse évoque souvent un autre sujet que l’on rencontre encore plus rarement sur Insta : la religion. "Je suis chrétienne catholique, très croyante et pratiquante. Cela a une place importante dans ma vie et je le revendique ", soutient-elle.

Mais, au-delà des traditionnels placements de produits et autres clichés sur la vie quotidienne, la plateforme représente surtout pour la jeune femme, une formidable outil de communication et de recrutement pour la société qu’elle a fondée il y a bientôt trois ans : AP Agency. La lyonnaise, qui est née et a grandi à Sainte-Colombes, a eu très tôt la fibre entrepreneuriale. Titulaire d’un bac + 5, elle est diplômée d’un master en Management des entreprises, décroché à l’Institut de Commerce de Lyon (ICL). Mais son école coûte cher : "Pour financer mes études, je devais travailler en parallèle. J’étais hôtesse d’accueil aux Docks 40 pendant plusieurs années. Une fois mon diplôme en poche, j’y ai été engagée comme manager et m’occupais notamment de recruter les hôtes et hôtesses ", se remémore Alice.

Des responsabilités dont Alice se sert rapidement pour satisfaire ses velléités d’indépendance et son désir d’entreprendre : "J’ai profité de cette expérience pour monter ma propre boîte, deux mois avant le premier confinement ", explique celle pour qui l’entreprenariat correspond "à l’envie de travailler pour soi-même, à la liberté d’organiser ses journées sans avoir de planning fixe et de choisir les personnes avec qui collaborer ".
 

Alice Limpé / DR

Diversité des canons de beauté actuels

AP Agency, créé en janvier 2020, est d’abord une agence de recrutement pour hôtesses, mais, face à la demande et aux goûts de sa fondatrice, elle s’oriente rapidement vers le mannequinat. "AP Agency propose la mise en relation entre des modèles et des marques de vêtements ou de cosmétiques ", résume Alice qui s’est depuis entourée d’un community manager, d’un responsable des contrats juridiques et d’un chargé des partenariats.

Dans l’agence, Alice est également bookeuse et c’est elle qui choisit les modèles à proposer à ses clients : "C’est surtout via mon compte Instagram que je diffuse les annonces et trouve mes modèles, même s’il m’arrive de donner ma carte dans des restaurants ". L’agence, qui ne propose pas pour le moments de contrats fixes et fonctionne comme prestataire de services sur des missions ponctuelles, compte aujourd’hui 218 modèles, principalement des femmes, âgés de 18 à 28 ans. Parmi elles, trois égéries (voir photo), la blonde Taïcia , la châtain Mina et la brune Ilhem, "les filles qui ont été le plus demandées cette années" et qui correspondent à la diversité des canons de beauté actuels. 

Si l’agence est basée à Lyon, son fonctionnement est 100 % digital et les clients sont présents dans toute le France. Parmi les différentes marques avec lesquelles elle collabore, AP a su se fidéliser auprès de Princesse boutique, Cinelle ou encore la boutique de robes de mariées lyonnaise, Diamond’s. Mais, ce n’est qu’un début pour la jeune chef d’entreprise. Prochains objectifs ? Proposer des formations certifiées par l’État pour apprendre à devenir mannequin professionnel et ouvrir des bureaux… à Lyon, bien sûr.

D. S.

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