"Je ne prône pas la performance mais l’accessibilité de la pratique" : cette Lyonnaise veut rassembler autour du skate

"Je ne prône pas la performance mais l’accessibilité de la pratique" : cette Lyonnaise veut rassembler autour du skate
"Je ne prône pas la performance mais l’accessibilité de la pratique" : cette Lyonnaise veut rassembler autour du skate - DR

Un nouveau collectif qui veut faire bouger les préjugés.

"J’ai toujours voulu faire du skate mais je n’ai jamais osé." Amandine Gilliot a pourtant sauté le pas en novembre dernier. "C’était une période de ma vie où j’avais ce besoin de retrouver confiance en moi pour avancer personnellement et professionnellement", explique la consultante business & marketing de 38 ans pour qui la pratique du skate a été "une révélation". Après avoir parlé de son idée à sa sœur psychologue, elle décide en effet de fonder une association baptisée Social Baskate dont le but est "de créer un espace bienveillant où le skate devient un point de rencontre, un terrain d’expression, de liberté et de construction". 

Cela se traduira par plusieurs actions, notamment des free sessions entre passionnés du skate peu importe le niveau ou encore des sessions de skate therapy encadrées et permettant à des femmes victimes de violences, des personnes sans domicile fixe ou encore des personnes confrontées à la dépression ou à l’isolement de se retrouver autour de la pratique. "La communauté du skate est hyper bienveillante. C’est une pratique qui nécessite du physique et énormément de mental", assure Amandine Gilliot.

Afin de faire connaître son association, la fondatrice de Social Baskate organise un événement ce dimanche à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Il s’agit d’une journée gratuite dédiée au skate "The Allie Expérience" avec au programme une session skate mindset, un brunch atelier "Ose ta place" animé par une naturopathe et une free session sur la place Louis Pradel, lieu bien connu de skateurs. "Lyon est vraiment la ville du skate en France. Il y a aussi une reconnaissance à l’international. Pour moi, c’était important de faire un évènement qui change de ce qu’on voit habituellement. Je ne prône pas la performance, je vais prôner l’accessibilité de la pratique, et surtout les liens que l’on va pouvoir construire autour de ça", déclare Amandine Gilliot qui veut aussi faire passer un message à l’occasion du 8 mars. "Le skate est un milieu majoritairement masculin mais très ouvert. La différence nous nourrit plus qu’elle nous divise", confie la fondatrice de l’association Social Baskate.

D’autres événements similaires sont déjà prévus dans les prochains mois.