Une avocate lyonnaise en finale d’un grand concours de plaidoiries

Une avocate lyonnaise en finale d’un grand concours de plaidoiries
Léa Girard en finale d’un grand concours de plaidoiries - DR

Léa Girard fait partie des dix finalistes du concours de plaidoiries organisé par le Mémorial de Caen.

Elle aura 12 minutes pour se démarquer devant le jury le 12 mars prochain. Léa Girard, avocate au Barreau de Lyon exerçant depuis plus d’un an au sein du cabinet Seban et associés, tentera de faire la différence face aux neuf autres finalistes de la 34e édition du Concours de plaidoiries du Mémorial de Caen. Ce dernier met à l’honneur depuis plus de trente ans la défense des droits fondamentaux.

"Le concours propose de se saisir d’un cas individuel de violation des droits de l’homme qui nous interpelle, que nous aurions pu défendre dans le cadre de notre exercice professionnel ou que nous souhaiterions mettre en lumière", nous précise Léa Girard qui a été surprise mais surtout heureuse de sa sélection. "C’est la première fois que je participais même si j’avais déjà entendu parler du concours", raconte l’avocate lyonnaise qui a dans un premier temps envoyé une vidéo présentant un extrait de sa plaidoirie.

"Le perd de l’Enfant" est le nom de cette plaidoirie qui tient particulièrement à cœur la jeune femme. "J’ai choisi d’axer la défense de mon cas sur celui d’une petite fille privée de son papa suite à la séparation de ses parents. Sa maman est japonaise et son père est français", explique Léa Girard qui a décidé de se pencher sur l’affaire concernant Vincent Fichot, privé de voir ses enfants actuellement avec leur mère au Japon où la garde partagée n’existe pas légalement en cas de séparation. "J’ai voulu mettre en avant une situation qui parait absurde dans un pays comme le Japon qu’on a tendance à envisager comme un pays raffiné et civilisé. C’est un sujet qui méritait d’être mis en lumière. J’associe la plaidoirie sur l’histoire du temps qui passe, le temps perdu qu’on ne rattrapera jamais", poursuit-elle.

Il ne reste que peu de temps à Léa Girard pour se préparer à cette grande finale réunissant des candidats de plusieurs pays, dont la Suisse, la Belgique ou encore Haïti. L’avocate consacre ses heures libres en dehors de son travail à cette plaidoirie "déjà rédigée". "Je veux me l’approprier au maximum, arriver le jour J en étant vraiment sûre de mon sujet et essayer d’être le plus authentique possible pour transmettre aussi l’émotion qui se dégage de ce cas", conclut-elle.

A.D.

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