Sarah Amsellem, une compositrice textile au service de la soie lyonnaise

Sarah Amsellem, une compositrice textile au service de la soie lyonnaise
Sarah Amsellem, une compositrice textile au service de la soie lyonnaise - DR

Une profession oubliée qu’elle veut remettre en lumière.

Fondatrice de Maison Sams, maison de soierie lyonnaise basée dans le quartier historique du Vieux-Lyon, Sarah Amsellem exerce le métier de compositrice textile avec l’envie de transmettre un savoir-faire lyonnais unique.

"Donner un second souffle à la soie lyonnaise." Telle est la mission que se donne Sarah Amsellem depuis maintenant plus de dix ans. A la tête de Maison Sams, la Lyonnaise est aujourd’hui présente dans 150 points de vente en France et à l’international. Elle possède également sa propre boutique dans le Vieux-Lyon où la trentenaire met à l’honneur un savoir-faire qui fait la réputation de la capitale des Gaules depuis plusieurs siècles. Sarah Amsellem est artiste compositrice textile. "J’ai une formation de designer textile à l’école des Beaux-Arts de Lyon où on m’a appris toute la notion de composition textile à la façon des dessinateurs textile de l’époque ayant marqué la fabrique lyonnaise." Un véritable coup de foudre pour cette passionnée. "J’adore pouvoir réinventer l’héritage textile lyonnais. C’était un savoir-faire un peu en perdition. Indirectement à ma petite échelle, j’ai le sentiment de pouvoir favoriser la survie de cet héritage", assure-t-elle. 

"Le savoir-faire textile lyonnais est incroyable"

"Le but de mon métier est de créer des imprimés uniques et originaux qui sont adaptés sur la soie. Les imprimés sont ensuite déclinés sur différents types d’accessoires comme des foulards, des tours de cou, des bijoux, des bracelets. Il faut être polyvalent et avoir plusieurs cordes à son arc pour pouvoir gérer à la fois la notion de composition textile mais aussi l’aspect artistique et technique", explique Sarah Amsellem concernant sa profession de compositrice textile. "C’est un métier qu’on a un peu oublié et je trouve ça triste. Le savoir-faire textile lyonnais est incroyable. Il est rare et précieux. On ne parle plus de ce métier alors qu’il faisait toute la richesse de notre belle ville lyonnaise", constate la créatrice qui a désormais à cœur de transmettre. "On accueille beaucoup de stagiaires. Je suis tellement passionnée par ce que je fais que je trouve que ce serait dommage que ça s’éteigne. Il faut que ça continue à vivre", ajoute Sarah Amsellem qui n’exclut pas d’ouvrir d’autres lieux pour faire vivre encore et encore la soie lyonnaise. "Ce qui me plaît le plus, c’est la reconnaissance à travers tous les clients qui rentrent dans la boutique et qui sortent avec un grand sourire."

A.D.