Contraception féminine : quelles sont les méthodes disponibles ?

Contraception féminine : quelles sont les méthodes disponibles ?

Pilule, stérilet, implant, préservatif, anneau vaginal… Les femmes disposent aujourd’hui de nombreuses solutions pour éviter une grossesse. Mais comment fonctionnent-elles et comment choisir celle qui correspond le mieux à ses besoins ?

Choisir sa contraception n’est pas toujours simple. Entre les méthodes hormonales, les dispositifs intra-utérins, les moyens barrières ou encore les méthodes naturelles, les possibilités sont nombreuses. Le choix dépend notamment de l’âge, du mode de vie, de l’état de santé, des éventuelles contre-indications et des préférences de chacune. Un médecin, une sage-femme ou un gynécologue peut accompagner ce choix.

La pilule, toujours très utilisée

La pilule reste l'une des méthodes contraceptives les plus connues. Elle existe sous différentes formes, notamment les pilules combinées, qui associent deux hormones, et les pilules microprogestatives, qui contiennent uniquement un progestatif.

Son principal inconvénient reste la nécessité de penser à la prendre régulièrement. Un oubli peut diminuer son efficacité. Elle ne protège par ailleurs pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST).

Le stérilet, ou DIU

Le dispositif intra-utérin, plus communément appelé stérilet, est placé dans l'utérus par un professionnel de santé. Il existe deux grandes catégories : le DIU hormonal et le DIU au cuivre.

Le DIU hormonal diffuse un progestatif et peut notamment modifier les règles. Le DIU au cuivre fonctionne sans hormones en créant un environnement défavorable aux spermatozoïdes.

Ces deux méthodes sont particulièrement efficaces et présentent l'avantage de ne pas nécessiter de prise quotidienne.

L'implant contraceptif

L'implant est un petit bâtonnet placé sous la peau du bras par un médecin ou une sage-femme. Il libère progressivement un progestatif qui bloque l'ovulation.

Il offre une contraception de longue durée, avec une efficacité prévue pendant trois ans, sans avoir à penser quotidiennement à sa contraception. Comme les autres méthodes hormonales, il peut cependant entraîner des effets indésirables et des modifications du cycle menstruel.

Patch et anneau vaginal

Pour celles qui ne souhaitent pas prendre une pilule tous les jours, d'autres méthodes hormonales existent.

Le patch se colle sur la peau et doit être renouvelé chaque semaine pendant trois semaines. L'anneau vaginal, quant à lui, est placé dans le vagin et reste généralement en place pendant trois semaines.

Ces deux méthodes permettent de réduire le risque d'oubli quotidien, mais elles présentent certaines contre-indications similaires à celles de la pilule combinée.

Le préservatif : la seule contraception qui protège aussi des IST

Le préservatif externe et le préservatif interne sont des méthodes barrières qui empêchent le passage des spermatozoïdes. Ils ont également une particularité essentielle : ce sont les seuls moyens contraceptifs qui permettent de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles.

Ils peuvent être utilisés seuls ou en complément d'une autre contraception, par exemple la pilule ou le DIU.

Les méthodes naturelles

Certaines femmes choisissent également des méthodes dites naturelles, basées notamment sur l'observation du cycle, de la température corporelle ou de la glaire cervicale. Le retrait fait également partie de ces méthodes.

Elles ne nécessitent pas de dispositif médical ou de médicament, mais leur efficacité est plus faible en pratique que celle des méthodes comme le DIU ou l'implant. Elles ne protègent pas non plus contre les IST.

Et si la contraception échoue ?

En cas de rapport sexuel non ou mal protégé, la contraception d'urgence peut réduire le risque de grossesse. Elle peut être hormonale, sous forme de comprimé, ou reposer sur la pose d'un DIU au cuivre dans certaines situations.

La contraception d'urgence hormonale est disponible gratuitement en pharmacie, sans ordonnance et sans condition d'âge. Selon la molécule utilisée, elle doit être prise au plus tard dans les trois ou cinq jours suivant le rapport à risque.

Il n'existe pas une contraception idéale pour toutes

Pilule, implant, DIU, préservatif ou encore patch : chaque méthode présente ses avantages, ses contraintes et ses éventuelles contre-indications. Il est donc important de choisir sa contraception en fonction de sa situation personnelle plutôt que de se fier uniquement aux expériences de son entourage.

En France, les femmes peuvent notamment s'adresser à un médecin, un gynécologue, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle pour être accompagnées dans ce choix. Pour les moins de 26 ans, plusieurs consultations et contraceptifs bénéficient d'une prise en charge spécifique.