L’artiste-peintre Laurence Senelonge veut une nouvelle fois interpeller les passants. Après des œuvres sur l’affaire Axelle Dorier, la Coupe du monde et des hommages à Simone Veil, Agnès Lassale, à Gisèle Pélicot ou encore aux soignants, elle a décidé cette fois-ci de se pencher sur l’affaire Lyhanna en réalisant un street-art sur des planches de bois d’un local abandonné situé au niveau de la rue du Président Edouard Herriot dans le 2e arrondissement de Lyon.
"De la même taille qu’un enfant (1,20 m de haut), il est troublant avec son WHYYYY ? Lyhanna tel un fantôme vient nous demander des comptes", commente Laurence Senelonge qui entend ainsi une nouvelle fois utiliser "l’art comme catharsis auprès du public".
L’affaire Lyhanna n’a en effet pas manquer de faire parler ces dernières semaines en France. La collégienne de 11 ans avait disparu le 29 mai dernier dans le Gers. Son corps avait été retrouvé quelques jours plus tard. Un homme, Jérôme Barella, est actuellement mis en examen pour meurtre et viol sur mineure de moins de 15 ans. Malgré plusieurs plaintes et signalements le concernant ces dernières années, l’individu n’avait jamais été interpellé ou convoqué.
"Au-delà du choc esthétique, ce projet rappelle que la protection de l’enfance ne relève pas seulement des institutions, mais d’une vigilance collective qu’il est urgent de réveiller", explique Laurence Senelonge.