EUGENIE NIBOYET : une allée dans le 7ème au nom d’une féministe lyonnaise

Eugenie-Niboyet

Au travers cette dénomination, le Conseil Municipal du 7ème arrondissement a voulu rétablir un peu d’égalité dans les appellations de rues et de lieux publics ces dernières mettant rarement à l’honneur des femmes. 

 

Lundi 4 juillet, le Conseil Municipal du 7ème arrondissement de la Capitale des Gaules a adopté les dénominations de plusieurs nouvelles voies. Parmi elles, l’allée Eugénie Niboyet qui permet de faire connaitre cette figure lyonnaise du féminisme du XIXème aux lyonnais d’aujourd’hui.

Avec cette nouvelle allée la reconnaissance symbolique de l’action des femmes pour la ville de Lyon progresse peu à peu. Et il faut dire que cette féministe de la première heure mérite d’être connue !

Née Mouchon, elle grandit à Lyon dans une famille bonapartiste. Mariée à 26 ans à un avocat lyonnais elle se lance rapidement dans l’écriture notamment à Paris et à Lyon où elle devient, dès 1829, active en tant qu’écrivaine et journaliste. Elle s’implique très tôt dans de nombreux combats sociaux tels que l’abolition de l’esclavage ou l’éducation.

En 1833, à Lyon, elle lance sa première revue d’éducation féminine intitulée Le Conseiller des Femmes. En 1848 elle fonde et dirige un nouveau journal uniquement consacrée aux femmes, La Voix des Femmes, journal socialiste et politique organe d’intérêts pour toutes les femmes. 

Dans ce premier quotidien français féministe elle défend l’évolution du statut et des droits de la femme que ce soit à la maison ou en politique. Elle va également s’entourer d’autres figures du féminisme de cette époque. Des hommes tel que Jean Macé rejoindront également ce qui s’apparentera peu à peu à un club politique en parallèle du journal.

Mais en 1848 l’aventure de la Voix des Femmes s’arrête brutalement. Eugénie Niboyet se retire de la vie publique mais reste impliquée dans le combat pour le droit des femmes. En 1863 elle publie un ouvrage intitulé Le Vrai Livre des Femmes, et en 1878, cinq ans avant sa mort, elle est célébrée au Congrès féministe de Paris.

le vrai livre des femmes

C’est la première fois qu’une rue sera nommée en son honneur à Lyon. la ville de Villeurbanne compte, elle, une crèche Eugénie Niboyet.

« Nous n’écrivons pas pour les esprits étroits qui veulent borner la femme aux soins du ménage. Les femmes n’ont plus à acquérir leur liberté, mais à l’exercer »

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