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Idée week-end : Bruxelles gastronomique

Posté le Thursday 11 October 2012
Idée week-end : Bruxelles gastronomique

L’année 2012 aura été faste pour la gastronomie bruxelloise, grâce au festival Brusselicious, consacré à la gourmandise et aux produits belges. Mais le plaisir des papilles, à Bruxelles, ne dure pas seulement le temps d’un festival. L’automne est là, c’est le moment d’aller se requinquer le temps d’un week-end gourmand à Bruxelles. Et il y a de quoi se régaler !

 

:: La tradition
 
Ça fait belle lurette que le voyageur avisé a pris l’habitude de prévoir, au cours de son déplacement à Bruxelles, une étape gourmande. Bruxelles se situe pour les connaisseurs, dans le peloton de tête des hauts lieux gastronomiques, derrière Paris et Lyon. 
 
Longtemps, le haut du pavé a été tenu par les tables étoilées comme la Villa Lorraine, Comme chez Soi, Bruneau, l’Écailler du Palais Royal, ou le Sea Grill de l’hôtel Radisson. Avec, évidemment, une addition en rapport avec la réputation du lieu. 
 
En dehors de ces stars, ce n’était pas le désert, mais la densité des tables de bonne qualité, sans les chichis des classiques du genre, pêchait un peu par un certain déficit.
 
 
:: La nouveauté
 
Depuis deux décennies, le niveau de qualité des restos s’est considérablement amélioré dans la capitale administrative de l’Europe. Ville de rencontre de toutes les cultures, Bruxelles s’est enrichie des apports culinaires du monde entier. On ne compte plus les restos italiens, thaïs, marocains, espagnols, portugais, latinos, scandinaves, africains, japonais, chinois, indiens ou turcs, qui permettent de se confronter à toutes les saveurs.
 
 
:: Et la cuisine belge dans tout ça ?
 
Autrefois, à l’exception de Pierre Wynants, du prestigieux Comme chez Soi (premier triple étoilé en dehors de l’Hexagone), les chefs s’alignaient avec fidélité sur les canons du « bien manger » à la française. Les produits du terroir, jugés rustiques, devaient obligatoirement s’effacer au profit des produits "nobles" comme le foie gras, le homard, le turbot ou la truffe. 
 
Seul, ou presque, dans son magnifique décor Art Nouveau, Pierre Wynants se risquait à proposer, en les magnifiant, le stoemp aux chicons (endives), les croquettes de crevettes, les asperges de Malines, le waterzooi de cabillaud, la potée ardennaise ou la sole mousseline au Riesling (à la carte depuis 80 ans !). Chapeau ! 
 
À sa suite, toute une génération de chefs a redécouvert les vertus des poissons de la mer du Nord, des gibiers et charcuteries des Ardennes et des potagers du plat pays, en les proposant de plus en plus souvent accompagnés d’une de ces merveilleuses bières d’abbaye à rendre jaloux le reste de la planète brassicole.
 
 
:: Le Slow Food
 
La mode du Slow Food a atteint la capitale. Ce mouvement "écogastromique" international, né en Italie, cherche à préserver une cuisine régionale de qualité, ainsi que les produits et les techniques agricoles qui lui sont associés. 
 
Initiative louable s’il en est, mais qui n’a pas vraiment innové : citons encore Pierre Wynants qui porte sur le Slow Food un jugement plein de bon sens : "C’est tout simplement ce que font les bons restaurants tous les jours. On travaille les produits de saison, on fait chaque matin notre marché en choisissant nos producteurs. On prépare bien plus de légumes aujourd’hui qu’avant, et on prépare nous-mêmes nos sauces maison… Le Slow Food suit simplement la trace des restaurants gastronomiques de qualité."
 
 
:: Cuisine de rue
 
La Street Food, c’est la nourriture qu’on achète et consomme dans la rue. Bruxelles, avec les frites, pas chères et faciles à manger entre deux visites, est une sorte de Graal pour les touristes. Pas étonnant qu’elle soit la seule ville européenne avec Palerme, en Sicile, à être classée dans le récent top 10 des meilleures villes du monde pour ses petits délices urbains. 
 
On déplore la disparition presque définitive des marchandes de caricoles (appelés, en dialecte local, chenuesekluete, autrement dit testicules de chinois), ces petits bulots en bouillon, que l’on déguste dans la rue dans une barquette de carton. Il n’en reste plus qu’une qu’on peut croiser le week-end dans le quartier des Marolles, sur un coin de la rue Haute.
 
 
:: Des frites de légende
 
Citée autrefois à la une du New York Times, c’est un peu un mythe urbain. La Maison Antoine fait partie des incontournables de Bruxelles, tout comme l’échoppe de la barrière de Saint-Gilles ou le fritkot (la friterie) de la place Flagey.
 
Les frites croquantes de la maison Antoine sont cuites à l’ancienne, dans la graisse de bœuf. Les cafetiers de la place Jourdan permettent à leurs clients de s’asseoir en terrasse avec un gros sachet bien saucé, histoire d’arroser les bintjes d’une pils au col de mousse servi dans les règles de l’art, à hauteur des deux doigts réglementaires.
 
 
:: Douceurs irrésistibles
 
Côté sucré, la capitale de l’Europe ne désarme pas plus. Les gaufres bien garnies font saliver : liégeoises ou bruxelloises, elles ravissent tous les gourmands. Les touristes les adorent nappées de fraises et d’une généreuse couche de chantilly. Autres spécialités pour becs sucrés : les croustillons et beignets qui chatouillent les papilles après un tour de fête foraine. 
 
À la vue des fontaines de chocolat dans les vitrines du centre historique ou de la Place du Sablon, l’expression "faire du lèche-vitrine" prend tout son sens. Marcolini, le chocolatier "haute couture", Godiva, Leonidas, Neuhaus (l’inventeur du fameux ballotin), Corné, Galler, Duval et bien d’autres, les marques se battent pour s’attirer la clientèle. 
 
N'oublions pas aussi le « pain à la grecque » et les fameux spéculoos de chez Dandoy, de loin les meilleurs au monde!
 
 
:: Nos meilleures adresses
 
- Maison Antoine : pl. Jourdan, 1, non loin du Parlement européen à Etterbeek. Tlj 11 h 30-1 h (2 h le w-e). Baraque à frites depuis 1958 où des frites sont servies dans un cornet de papier, comme l’exige la tradition. 
 
- Charli : rue Sainte-Catherine, 34, 1000. Tlj 7 h 30-19 h ; dim 8 h-13 h 30. Boulangerie-pâtisserie dans cette rue très commerçante. On peut s’y attabler pour un petit déj café-jus d’orange et des viennoiseries à faire saliver : croissants, couques au chocolat ou aux raisins, brioches. Baguettes de pain bio garnies à emporter et pourquoi pas un cramique ou un craquelin fondant. 
 
- Le Pré Salé : rue de Flandre, 18-20. Tél. : 02 513 65 45. Tlj sf lun-mar 12 h-14 h 30 et 18 h 30-22 h 30. Résa conseillée. Plats 9-24 €. Plus brusseleir, tu meurs ! Décor de boucherie revisitée avec carreaux de faïence, crochets à viande, banquettes, et cuisine ouverte sur la salle. Le temple des grosses moules charnues en saison, grande spécialité de la maison. Ici, on ne sert que la Golden, la Rolls des moules de Zélande. 
 
- Le Volle Gas : pl. Fernand-Cocq, 21. Ouv tlj 12 h-15 h, 18 h-minuit sf dim. Plats 10-24 €. Au cœur d’Ixelles, LE bistrot bruxellois par excellence. Banquettes en bois surmontées de miroirs, petites tables en marbre, joli poêle de faïence. Carte vraie de vraie : crevettes grises en croquettes ou en gratin, stoemps (potées), waterzooi, lapin à la kriek, ballekes à la marollienne, coucou de Malines, filet américain fait en salle et moules en saison. 
 
- Le Zinneke : pl. de la Patrie, 26 à Schaerbeek. Tlj sf sam midi, dim soir et lun 12 h-14 h et 18 h-22 h. Ouv tt le dim en juil-août. Menu à 29,50 € (jusqu’à 21 h). Formule moules à volonté à 19,75 € 18 h-19 h. À la carte, compter 40 €. Intérieur chaleureux de discret p’tit resto de quartier et clientèle d’habitués qui viennent souvent de loin. Un des meilleurs restos pour les moules... proposant pas moins de 69 goûts et parfums subtils, séduisants, parfois insolites... Quelques fleurons de la carte : le poulet fermier en vol-au-vent, la carbonnade de Black Angus à la gueuze, le stoemp bien sûr... accompagné d’une moinette bio. 
 
- Comme chez Soi : place Rouppe, 23. Résa obligatoire. Fermé dim, lun et mer midi. Lunch à 55 €, menus 89 à 151 €. Pour les grandes occasions : dans son écrin Art Nouveau raffiné, LA référence culinaire du paysage gastronomique bruxellois. Pierre Wynants, premier chef étoilé de la capitale, a contribué à asseoir une réputation flatteuse en matière de cuisine belge. Son gendre a repris l’affaire et perpétue la tradition. 
 
- À la Mort Subite : rue Montagne-aux-Herbes-Potagères, 7. Tlj 11 h-1 h, dim midi-minuit. Bière env 4 €. C’est le kaberdouch (vieux café) dans toute sa splendeur, avec ses dorures passées, ses miroirs piqués, ses banquettes de bois et moleskine... Les bonnes bières (Faro, kriek, blanche, lambic) attirent toujours les habitués et des cohortes de touristes. Et pour accompagner le tout, tartines au fromage blanc, salades et omelettes. 
 
- La Fleur en Papier Doré : rue des Alexiens, 55. Tlj sf lun 12 h-15 h et 18 h-22 h. Vénérable institution, ouverte depuis 1846 au cœur du quartier de l’église de la Chapelle. Lieu de rencontre des poètes, des écrivains et des peintres, c'est un estaminet en forme de poème à la Prévert, où s’accumulent sur les murs patinés des tonnes de gravures, croûtes insolites, mots d’auteurs peints, aphorismes, textes dada... 
 
- Dandoy : rue Charles-Buls, 14. Ouv 9 h 30-18 h 30 (10 h 30 dim). LE spécialiste du speculoos et du pain d’épice depuis 1829. La maison est aussi célèbre pour ses cramiques aux raisins ou son pain "à la grecque". Baudelaire venait y acheter son pain d’épice (qu’il savourait avec une bouteille de corton !).
 
source : http://www.routard.com
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